Revenus LMNP : Quels sont les critères pour être pris en compte ?

Les investissements en Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP) suscitent de plus en plus d’intérêt parmi les particuliers souhaitant diversifier leurs sources de revenus. Ce statut fiscal permet effectivement de bénéficier de certains avantages non négligeables. Toutefois, pour en profiter pleinement, il faut respecter certains critères bien précis.
Pour être considéré comme LMNP, il faut avant tout que le bien immobilier soit loué meublé, c’est-à-dire qu’il doit contenir un certain nombre d’équipements indispensables pour permettre au locataire d’y vivre convenablement. Les revenus annuels issus de cette activité ne doivent pas excéder 23 000 euros ou représenter plus de 50 % des revenus globaux du foyer fiscal.
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Plan de l'article
Qu’est-ce que le statut LMNP et pourquoi est-il avantageux ?
Le statut de Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP) permet aux particuliers de louer des biens meublés tout en bénéficiant d’une fiscalité avantageuse. Pour cela, il faut respecter certaines conditions : les recettes brutes de l’activité de location meublée doivent être inférieures à 23 000 € ou représenter moins de 50 % des revenus globaux du foyer fiscal.
Les avantages fiscaux du LMNP
Ce statut offre de nombreux avantages fiscaux :
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- Amortissement du bien : possibilité de déduire l’amortissement du bien et des meubles, ce qui réduit le montant des revenus imposables.
- Régime micro-BIC : pour les recettes inférieures à 77 700 €, un abattement forfaitaire de 50 % est appliqué sur les recettes brutes.
- Régime réel : possibilité de déduire les charges réelles et les amortissements.
Comparaison avec le statut LMP
Le statut de Loueur Meublé Professionnel (LMP) s’applique lorsque les recettes brutes de l’activité de location meublée sont supérieures à 23 000 € et représentent plus de 50 % des revenus d’activité du foyer fiscal. Contrairement au LMNP, le LMP offre des avantages supplémentaires comme la possibilité de déduire les déficits fonciers des revenus globaux.
Statut | Critères | Avantages |
---|---|---|
LMNP | Recettes < 23 000 € ou < 50 % des revenus du foyer | Amortissement, régime micro-BIC, régime réel |
LMP | Recettes > 23 000 € et > 50 % des revenus du foyer | Déficits fonciers déductibles, cotisations sociales |
Le choix entre LMNP et LMP dépend donc des recettes générées et des objectifs fiscaux. Le statut LMNP est particulièrement adapté aux investisseurs souhaitant bénéficier d’une fiscalité allégée sans contraintes administratives lourdes.
Les critères d’éligibilité pour le statut LMNP
Pour bénéficier du statut de Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP), respectez plusieurs critères précis. Les recettes brutes de l’activité de location meublée doivent être inférieures à 23 000 € ou représenter moins de 50 % des revenus globaux du foyer fiscal. Ces critères permettent de maintenir une distinction claire entre les activités de location meublée professionnelle (LMP) et non professionnelle (LMNP).
Conditions de recettes
- Recettes brutes : Inférieures à 23 000 €.
- Part des revenus globaux : Moins de 50 % des revenus du foyer fiscal.
Le respect de ces critères est primordial pour éviter une requalification en LMP, ce qui entraînerait des obligations comptables et fiscales plus lourdes.
Exemples concrets
Pour illustrer, prenons le cas de Madame B. Elle génère 18 000 € de recettes locatives et dispose de 35 000 € d’autres revenus d’activité. Elle respecte donc les critères et peut bénéficier du statut LMNP. À l’inverse, Monsieur A., avec 50 000 € de recettes locatives et seulement 28 000 € d’autres revenus, dépasse les seuils et doit adopter le statut LMP.
Cas spécifiques
Certains investisseurs combinent les locations classiques et saisonnières. Prenons Monsieur D., avec 10 000 € de recettes classiques et 11 000 € de recettes de location saisonnière. Tant que le total reste sous le seuil de 23 000 €, il conserve le statut LMNP.
Ces critères assurent une distinction nette entre les deux types de statuts, permettant aux investisseurs de choisir en connaissance de cause et d’optimiser leur fiscalité en fonction de leurs revenus.
Les revenus pris en compte pour le statut LMNP
Pour déterminer l’éligibilité au statut LMNP, plusieurs types de revenus entrent en jeu. Les revenus locatifs issus de la location meublée sont la base de calcul. Ces recettes brutes doivent être inférieures à 23 000 € ou représenter moins de 50 % des revenus globaux du foyer fiscal.
Types de revenus locatifs
- Revenus de location classique : Les loyers perçus pour une location meublée à l’année.
- Revenus de location saisonnière : Les loyers perçus pour des locations de courte durée, souvent touristiques.
Les autres revenus du foyer fiscal
Pour les particuliers combinant plusieurs sources de revenus, il faut comptabiliser l’ensemble des revenus du foyer fiscal, y compris les salaires, les revenus fonciers et autres bénéfices commerciaux. Prenons l’exemple de Madame C. : avec 32 000 € de recettes locatives mais des revenus d’activité modestes, elle pourrait être requalifiée en LMP.
Revenus spécifiques
Certains revenus, comme les revenus de locations de courte durée, ont des implications fiscales distinctes. Par exemple, si les recettes de location saisonnière dépassent 23 000 €, des cotisations sociales peuvent s’appliquer. Ces cotisations, à hauteur de 40 %, s’ajoutent aux prélèvements sociaux de 17,2 %.
Type de revenu | Seuil | Implications |
---|---|---|
Recettes locatives | 23 000 € | Statut LMNP si inférieur à ce seuil |
Recettes de location saisonnière | 23 000 € | Imposition sociale si supérieur à ce seuil |
La compréhension fine de ces revenus et de leurs implications permet aux investisseurs de mieux gérer leur fiscalité et d’optimiser les avantages du statut LMNP.
Comment optimiser ses revenus sous le statut LMNP
Optimiser ses revenus sous le statut LMNP nécessite de choisir le bon régime fiscal. Deux options s’offrent aux investisseurs : le régime micro-BIC et le régime réel simplifié.
Régime micro-BIC
Le régime micro-BIC propose un abattement forfaitaire de 50 % sur les recettes locatives pour les meublés de tourisme non classés. Ce taux passera à 30 % en 2025. Ce régime est avantageux pour les petites structures avec des charges limitées.
- Plafond actuel : 77 700 €
- Plafond en 2025 : 15 000 €
Régime réel simplifié
Le régime réel permet la déduction des charges et des amortissements. Ce régime convient mieux aux investisseurs avec des charges importantes. Déclarez les revenus locatifs après déduction des dépenses réelles : intérêts d’emprunt, travaux, frais de gestion, etc.
Autres optimisations fiscales
Certains dispositifs permettent d’optimiser davantage. Par exemple, les meublés de tourisme classés peuvent être exonérés de CFE. Les investisseurs doivent aussi prendre en compte les cotisations sociales (40 %) et les prélèvements sociaux (17,2 %), surtout pour les locations de courte durée.
- Exonération de CFE : possible pour les meublés de tourisme classés
- Cotisations sociales : 40 % si recettes > 23 000 €
- Prélèvements sociaux : 17,2 %
Considérez aussi l’évolution législative, telle que la loi Le Meur, qui modifie les conditions du régime micro-BIC pour les meublés de tourisme non classés à partir de 2025. Ces changements peuvent influencer la stratégie fiscale à adopter pour les investisseurs LMNP.